“La polyphonie…pour moi c’est vraiment le microcosme de la nature humaine. Ça me fascine profondément, le point auquel on se comprend ou on ne se comprends pas. Quelque part, l’ambiguïté. Je trouve que dans notre monde d’aujourd’hui, on a perdu l’idée de l’ambiguïté, le positif de l’ambiguïté, et c’est ça que je retrouve chez Bach.”
- Lillian Gordis, en conversation avec Frédéric Hutman / Ondes sensibles
“Indifférente aux dogmes et habitudes qui sont le revers de la tradition, elle creuse les pleins et les déliés de chaque partition avec intelligence, et une prise de risques qui en révèlent des aspects surprenants […] Lillian Gordis confirme qu’elle s’inscrit dans la filiation des clavecinistes les plus audacieux. Et que l’on peut compter sur elle pour nous surprendre, autant que nous toucher.”
- François Ekchajzer / Télérama
“Un tempérament de feu et un jeu peu académique distinguent Lillian Gordis. La claveciniste, qui vit à Paris et enseigne au Colorado, consacre un second album au compositeur.”
- François Ekchajzer / Télérama
“Encore une merveille…l’approche de Lillian Gordis lie à la fois le sensible, l’attrait physique pour la belle sonorité et le raffinement de l’esprit, un esprit critique et surtout très libre… un disque à se procurer absolument.” (7h01 et 8h44)
- Corinne Schneider / Le Bach du dimanche, France Musique
“Magie de la musique au présent : elle sait se laisser surprendre par des compositions dont elle déploie la complexe polyphonie avec une rare aisance – quel équilibre dans les fugues. Déploiement absolument naturel et poétique, où la phénoménale science du Cantor ne donne jamais l’impression de se pousser du col par manque d’humilité de l’exécutant.
Lillian Gordis ne précipite jamais le tempo, mais fait continûment vivre – respirer – le texte et avancer le discours, par son sens du détail, sa façon de souligner certaines harmonies, de sonder les silences aussi. L’interprétation de la Partita n° 6 manifeste les mêmes qualités et, avec autant de vie que de lyrisme, chemine jusqu’à une Gigue jamais précipitée. Comme depuis le début du début du récital, chaque note fait sens.”
- Alain Cochard / Concertclassic.com
“Dès les premières mesures de la Suite anglaise BWV 811, par la hauteur de vue qui s’y manifeste, on comprend qu’un grand voyage commence, dans un air vivifiant. Hauteur de vue, mais sans jamais rien de hautain ni distant. Tout au contraire l’intelligence et l’émerveillement que Lillian Gordis manifeste face aux architectures sonores du Cantor tiennent toujours l’oreille en éveil. C'est le cœur qui vise haut. La spendide prise de son d’Aline Blondiau dans l’acoustique parfaite pour le clavecin de l’église d’Haarlem au Pays-Bas – où Leonhardt et Hantaï son passés avant Gordis –, le remarquable instrument de Philippe Humeau participent évidemment de la réussite de l’enregistrement, mais elle est d’abord celle d’une musicienne de premier ordre que le public parisien aura le plaisir de retrouver le 6 janvier à la Mairie de Paris Centre (à 19h30). Un programme tout Bach pour préluder à la sortie officielle de l’album, le 16 janvier.”
- Alain Cochard / Concertclassic.com
“Je suis convaincue que si l’on sait exactement ce que l’on va faire en arrivant sur scène, c’est déjà perdu. J’ai besoin de cette part d’inconnu pour servir véritablement la musique.”
- Lillian Gordis en conversation avec Marine Park-Dufour / Classicagenda
“La jeune claveciniste franco-américaine, qui enseigne désormais à l’université du Colorado est en France pour le concert de sortie de son troisième enregistrement (2 CD Artalinna) présentant, autour de six Préludes et Fugues du Clavier bien tempéré, la sixième Suite anglaise et l’immense sixième Partita. Ce monument trouvera sous ses doigts une place de cœur dans la bibliothèque mentale de tous, y compris ceux qui furent envoûtés jadis par le piano inimitable de Glenn Gould. Les risques du récital n’effraient pas cette claveciniste née, douée aussi pour l’écriture : ses livrets sont un délicieux prélude à la fugue musicale.”
- Lionel Lestang / Valeurs actuelles n° 4648, 24 déc 2025
« …Bach au clavecin sous les doigts de la plus que prometteuse Lilian Gordis. »
“…claveciniste sensation…”
Jean-Christophe Buisson / Le Figaro Magazine & Le Figaro Club
“I hope that people will remember that every audience member’s presence is a gift to me because without them, the live moment doesn’t exist—and I am tremendously grateful to each and every person!”
- Lillian Gordis
“Music only truly exists in the moment of being played and needs to be incarnated by a living being to exist in its full form. For me, any music that is being played live today is new.”
- Lillian Gordis in conversation with Lou Fancher
“The concert climaxed with Bach’s Sonata No. 3 for viola da gamba and harpsichord…Both musicians sought to outdo one another in force and vivacity in the Finale, full of complex interplay.”
- Charles T. Downey / Washington Classical Review
“At this point, I am focused on removing limits and barriers, both with the instrument itself and its dynamic capacities for projection, and with how people view it.”
- Lillian Gordis in conversation with Parker Ramsay
Son : 9,5 – Livret : 7 – Répertoire : 10 – Interprétation : 10
“Rien n’est mou dans ce récital, non que le geste s’empresse (les tempos n’ont rien de furieux), mais plutôt en raison d’une agogique qui fait leçon de tempérament, tente le rubato, comme rétif à toute veulerie. Ce qui nous vaut un discours mieux qu’animé : dramatisé ! À telle enseigne, on se grisera par exemple du Prélude BWV 874. D’autres surprises sont au rendez-vous, dignes de Pierre Hantaï qui repéra Lillian Gordis et l’accueillit en France. Cette main gauche si sûre et espiègle vaudrait celle du mentor, quand on s’émoustille de cette Gavotte BWV 808, plus acrobate que funambule, propulsant ces sols de la mesure 18 (et s.), comme montés sur ressort. Car au-delà d’un toucher souverain, renversant d’autorité (la Corrente BWV 825), un certain inconfort se tapit dans ces rayonnantes prestations qui n’hésitent pas à repousser le cadre. Majestueuse ampleur et ton flamboyant : ces deux ingrédients nous rappellent que le maestro Wilhelm Furtwängler voyait en Bach un compositeur moins baroque que… gothique.
À l’inverse d’un syndrome de Peter Pan, le récital cultive moins le caprice qu’il aspire à sa maturité, au gré d’une émancipation contrôlée. Des pages comme la Gigue de la troisième Suite anglaise ou la Courante de la quatrième Partita frétillent sur cette ligne de crête. L’angustié se fait gigogne, démultiplie les échelles, quitte à perdre mesure, tantôt modeste au pied de Bach, tantôt prompt à le toiser de haut : peut-être comme l’Alice de Lewis Carroll, d’une bouchée capable de grandir ou s’amenuiser, au sein de ce « rêve d’enfant » dont parle l’artiste en sa notice. En tout cas, cet univers est le sien, au point qu’on espère Lillian Gordis dans d’autres témoignages aussi inspirés.”
- Christophe Steyne / Crescendo
“Une interprétation limpide et virtuose…"
- François Cornu, RCF
“La claveciniste d’origine américaine Lillian Gordis est en train de se faire une place en pleine lumière parmi les interprètes du Kapellmeister.”
- Lionel Lestang, Valeurs actuelles
“Même dans les moments les plus sombres, les plus tristes, il y a toujours chez lui cette envie de vivre que je ressens très fortement. Ce n’est pas toujours une musique solaire, mais il y a toujours la flamme la plus profonde”
- Lillian Gordis en conversation avec Lionel Lestang, Valeurs actuelles
“Le bonheur de l’enregistrement est de placer le micro à l’endroit idéal pour entendre le meilleur du clavecin, un clavecin qui n’existe pas vraiment…”
- Lillian Gordis en conversation avec Didier Lamare, concertclassique.com
“Elle prend son temps, Lillian Gordis, le temps de dérouler absolument toutes les figures, le temps d’apprécier sa belle sonorité, et on se délecte à l’écoute de son toucher autant que de son phrasé."
- Corinne Schneider, France Musique (1h19)
“Offenbar ein weiteres: einen Bach zu spielen, der eher gelassen klingt als gestreng, der nicht einschüchtert, sondern für sich einnimmt. Gordis lockert manchen rhythmischen Impuls durch Arpeggio-Spiel, lässt eine Fugen-Gigue wie improvisiert anlaufen, nimmt dem berühmten Präludium zur „Englischen Suite“ g-Moll die motorische Härte durch differenzierte Achtel – eine schöne Alternative zum oft gehörten Hacken.
Zurückhaltend und geschmackvoll ergänzt Gordis Verzierungen oder Akkordtöne in den Wiederholungen. Geradezu mit orchestraler Klangfantasie inszeniert sie das D-Dur-Präludium: das Aushorchen des anfänglichen Dialogs, dessen Aufnahme in den lebhaften Concerto-Satz – und den gewichtigen Schluss, für den sie eigens die tiefste Saite zum Kontra-D herabgestimmt hat. Ein Doppel-Recital mit Überraschungen.”
- Friedrich Sprondel / Fono-Forum
« Je me suis laissée guider, la simplicité avant toute chose est devenue primordiale. Enregistrer Bach est un tournant dans la vie d’un musicien. En tout cas, je l’ai vécu comme cela. »
- Lillian Gordis
DIAPASON D’OR · TECHNIQUE 4.5/5
“Entre profession de foi et feuillets intimes, ce disque maîtrisé, épanoui, très personnel, confirme les promesses d’une claveciniste dont la discrétion n’a d’égale que le tempérament.”
- Jean-Christophe Pucek / Diapason
“We’ll wait because her touch is so gentle and relaxed […] an album definitely worth listening to. She chooses to play whatever she likes, and to make it beautiful in whatever time she apparently feels it needs […] She is not many years older than her harpsichord.”
- Bradley Lehman / American Record Guide
Artistic Quality: 8, Sound Quality: 10
“…the gamut between spacey and rigorous.”
“I’ve rarely heard a harpsichord recording with such presence and bloom, resonant warmth, soaring bass lines, and timbral richness.”
- Jed Distler / Classics Today
“Some charming playing here from California-born, Paris-based harpsichordist Lillian Gordis, and what’s perhaps even more special is how much it leaves one thinking. There’s a generous amount of chew and elasticity to the Partita No 1 in B flat that opens the first disc. Take the Allemande: Gordis plays with so much agogic sway that it’s as if the music has a wriggling life of its own. I particularly enjoy the care with which Gordis touches the low Gs in bars 28 and 29 – the non-alignment of these first beats is extremely sexy – and the harpsichord practically purrs in majesty.”
- Mark Seow / Gramophone
“La claveciniste américaine Lillian Gordis propose un double album également copieux et varié de grandes pièces de Bach, sur une copie de clavecins anciens : 2 Partitas, 2 suites anglaises et des Préludes et fugue du Clavier bien tempéré.
Ce sont des lectures engagées, vivantes, virtuoses et caractérisées. Un instrument d’une très belle sonorité et bien capté. Un disque très réussi pour ceux qui aiment leur Bach au clavecin..”
- Thierry Vagne
“Surface Success”: A Conversation with Grace Newcombe & Andrew Burn
…on a holistic approach in performing and the role of social media for Early Music
“Sur un instrument de Philippe Humeau (1999) « d’après un modèle allemand » accordé selon un tempérament qui chatouille un peu l’oreille, elle s’investit audacieusement dans les pages lyriques…”
- Simon Corley
“Ce qui étonne encore chez l’ancienne élève de Pierre Hantaï, c’est cette manière de tisser le fil du temps, laissant aux sons et aux silences la liberté de s’exprimer.”
- Ulysse Long-Hun-Nam
“rendons grâce à la musicienne d’honorer d’une si belle manière ce génie révolutionnaire injustement oublié. Peut-être le clavecin tel que vous ne l’avait jamais entendu…”
- Laurent Pfaadt
“Lillian Gordis not only plays some elegant Bach passages but engages the couple in what might have been the most clinically interesting subject in the show: Tuning.”
- John Anderson
“Lillian Gordis propose une très belle interprétation, pleine d’humilité face à cette musique, de sentiments et de vivacité, d’énergie […] où la technique est mise au service de la musique. Les dynamiques sont brillantes, lumineuses. Un disque plein de vie !”
- Jérôme Gillet, Froggy’s Delight
“Voilà du baroque qui en impose, grande technique, une vivacité qui coupe le souffle, une dynamique bonne sous tous rapports et le tout est joué avec le cœur. La technique est tellement bonne qu’on a des fois l’impression que c’est joué par quatre mains. Voilà la recette de ce récital abouti façon « Lillian Gordis ».”
- Nicolas Roberge
“…l'ensemble « Voix obligées », avec le clavecin de Lillian Gordis, sublimé par les talents conjugués de Varoujan Doneyan (violon) et Jérôme Hantaï (viole de gambe), a donné un concert de haut vol. Rameau-Bach ou Bach-Rameau, le duel était trop beau pour que l'on puisse choisir son vainqueur…À entendre les applaudissements d'un public conquis, à voir que même le soleil couchant qui inondait l'église de ses derniers rayons avait apprécié, on peut dire que c'est la musique éternelle qui a triomphé.”
“elle a su cristalliser, tout au long du concert, une écoute attentive. Tant par sa technicité irréprochable, volontairement formelle et architecturée, que par son interprétation concentrée, toute en sobriété et comme en retrait. L'ombre majestueuse de Bach est toujours intimidante.”
“Lillian Gordis régalait les auditeurs…”
- Julien Bordas