“Gordis se confirma en un Bach magistral [...] No busca agradar, sino despertar. Aquí Gordis se impone con fuerza, con una lectura que exhibe dedos, cerebro y sentido espacial [...] La claridad de las voces y el equilibrio entre libertad y rigor en la polifonía se convierten en su sello [...] Su visión es orgánica, constructiva, guiada por un impulso arquitectónico más que retórico [...] Un Bach formidable.”
- Javier Sarría Pueyo / Scherzo
“L’un des plus beaux disques Bach de l’année…quel choc en écoutant ce disque…Lillian s’y délecte des complexités de l’écriture à plusieurs voix dans une interprétation luxuriante.”
- Clément Rochefort / France Musique
Son : 9,5 – Livret : 9 – Répertoire : 10 – Interprétation : 10
“Engagée sur des rails sûrs, ceux d’une maturité expressive que d’autres atteindraient à carrière révolue. Un patient montage, peaufiné par l’interprète elle-même, contribue à nous laisser admiratif de cet objet perfectionniste. Inclinant vers un patent hédonisme, même dans la Fugue BWV 892. Que dira-t-on alors de cette jouissive Corrente, qui darde ses moulinets, calcule ses syncopes, dans un luxe expansif ?
Non point un Bach vainement décoratif, mais contemplatif, enivré de ses propres beautés. Servitude volontaire. Dominées en des palais de plaisir, mais impérieuses : technique et éthique de Lillian Gordis tiennent d’Hercule chez Omphale. Autant dire qu’on en sort captif et captivé…”
- Christophe Steyne / Crescendo
“What I admired most is that Gordis clearly has something to say. As she notes in her liner comments, what she says today may differ tomorrow; a recording is only a snapshot. I’m invigorated by a performer unwilling to deliver the same reading repeatedly. Many of her tempo choices seem responsive to the church acoustic, intelligently balancing clarity, dissonance, and resolution.
Too often, recordings feel constrained by an imagined panel of judges enforcing a single “correct” approach. Here, I heard an artist with a freer spirit—one who invites us to admire Bach’s beauty through an organic, human performance that lets the player emerge distinctly from the notes. Gordis’ personality comes through, and in many moments it illuminates Bach’s genius.”
- John Hedron / biberfan
“l’aboutissement de ce voyage en Bach en est l’alpha pour Lillian Gordis”
- Jean-Charles Hoffelé / Artamag’
Jean-Christophe Pucek / Diapason
“Indifférente aux dogmes et habitudes qui sont le revers de la tradition, elle creuse les pleins et les déliés de chaque partition avec intelligence, et une prise de risques qui en révèlent des aspects surprenants […] Lillian Gordis confirme qu’elle s’inscrit dans la filiation des clavecinistes les plus audacieux. Et que l’on peut compter sur elle pour nous surprendre, autant que nous toucher.”
- François Ekchajzer / Télérama
“Un tempérament de feu et un jeu peu académique distinguent Lillian Gordis. La claveciniste, qui vit à Paris et enseigne au Colorado, consacre un second album au compositeur.”
- François Ekchajzer / Télérama
“Encore une merveille…l’approche de Lillian Gordis lie à la fois le sensible, l’attrait physique pour la belle sonorité et le raffinement de l’esprit, un esprit critique et surtout très libre… un disque à se procurer absolument.” (7h01 et 8h44)
- Corinne Schneider / Le Bach du dimanche, France Musique
“Magie de la musique au présent : elle sait se laisser surprendre par des compositions dont elle déploie la complexe polyphonie avec une rare aisance – quel équilibre dans les fugues. Déploiement absolument naturel et poétique, où la phénoménale science du Cantor ne donne jamais l’impression de se pousser du col par manque d’humilité de l’exécutant.
Lillian Gordis ne précipite jamais le tempo, mais fait continûment vivre – respirer – le texte et avancer le discours, par son sens du détail, sa façon de souligner certaines harmonies, de sonder les silences aussi. L’interprétation de la Partita n° 6 manifeste les mêmes qualités et, avec autant de vie que de lyrisme, chemine jusqu’à une Gigue jamais précipitée. Comme depuis le début du début du récital, chaque note fait sens.”
- Alain Cochard / Concertclassic.com
“Dès les premières mesures de la Suite anglaise BWV 811, par la hauteur de vue qui s’y manifeste, on comprend qu’un grand voyage commence, dans un air vivifiant. Hauteur de vue, mais sans jamais rien de hautain ni distant. Tout au contraire l’intelligence et l’émerveillement que Lillian Gordis manifeste face aux architectures sonores du Cantor tiennent toujours l’oreille en éveil. C'est le cœur qui vise haut. La spendide prise de son d’Aline Blondiau dans l’acoustique parfaite pour le clavecin de l’église d’Haarlem au Pays-Bas – où Leonhardt et Hantaï son passés avant Gordis –, le remarquable instrument de Philippe Humeau participent évidemment de la réussite de l’enregistrement, mais elle est d’abord celle d’une musicienne de premier ordre que le public parisien aura le plaisir de retrouver le 6 janvier à la Mairie de Paris Centre (à 19h30). Un programme tout Bach pour préluder à la sortie officielle de l’album, le 16 janvier.”
- Alain Cochard / Concertclassic.com
“Je suis convaincue que si l’on sait exactement ce que l’on va faire en arrivant sur scène, c’est déjà perdu. J’ai besoin de cette part d’inconnu pour servir véritablement la musique.”
- Lillian Gordis en conversation avec Marine Park-Dufour / Classicagenda
“La jeune claveciniste franco-américaine, qui enseigne désormais à l’université du Colorado est en France pour le concert de sortie de son troisième enregistrement (2 CD Artalinna) présentant, autour de six Préludes et Fugues du Clavier bien tempéré, la sixième Suite anglaise et l’immense sixième Partita. Ce monument trouvera sous ses doigts une place de cœur dans la bibliothèque mentale de tous, y compris ceux qui furent envoûtés jadis par le piano inimitable de Glenn Gould. Les risques du récital n’effraient pas cette claveciniste née, douée aussi pour l’écriture : ses livrets sont un délicieux prélude à la fugue musicale.”
- Lionel Lestang / Valeurs actuelles n° 4648, 24 déc 2025
“Music only truly exists in the moment of being played and needs to be incarnated by a living being to exist in its full form. For me, any music that is being played live today is new.”
- Lillian Gordis in conversation with Lou Fancher
“At this point, I am focused on removing limits and barriers, both with the instrument itself and its dynamic capacities for projection, and with how people view it.”
- Lillian Gordis in conversation with Parker Ramsay
Son : 9,5 – Livret : 7 – Répertoire : 10 – Interprétation : 10
“Rien n’est mou dans ce récital, non que le geste s’empresse (les tempos n’ont rien de furieux), mais plutôt en raison d’une agogique qui fait leçon de tempérament, tente le rubato, comme rétif à toute veulerie. Ce qui nous vaut un discours mieux qu’animé : dramatisé ! À telle enseigne, on se grisera par exemple du Prélude BWV 874. D’autres surprises sont au rendez-vous, dignes de Pierre Hantaï qui repéra Lillian Gordis et l’accueillit en France. Cette main gauche si sûre et espiègle vaudrait celle du mentor, quand on s’émoustille de cette Gavotte BWV 808, plus acrobate que funambule, propulsant ces sols de la mesure 18 (et s.), comme montés sur ressort. Car au-delà d’un toucher souverain, renversant d’autorité (la Corrente BWV 825), un certain inconfort se tapit dans ces rayonnantes prestations qui n’hésitent pas à repousser le cadre. Majestueuse ampleur et ton flamboyant : ces deux ingrédients nous rappellent que le maestro Wilhelm Furtwängler voyait en Bach un compositeur moins baroque que… gothique.
À l’inverse d’un syndrome de Peter Pan, le récital cultive moins le caprice qu’il aspire à sa maturité, au gré d’une émancipation contrôlée. Des pages comme la Gigue de la troisième Suite anglaise ou la Courante de la quatrième Partita frétillent sur cette ligne de crête. L’angustié se fait gigogne, démultiplie les échelles, quitte à perdre mesure, tantôt modeste au pied de Bach, tantôt prompt à le toiser de haut : peut-être comme l’Alice de Lewis Carroll, d’une bouchée capable de grandir ou s’amenuiser, au sein de ce « rêve d’enfant » dont parle l’artiste en sa notice. En tout cas, cet univers est le sien, au point qu’on espère Lillian Gordis dans d’autres témoignages aussi inspirés.”
- Christophe Steyne / Crescendo
“La claveciniste d’origine américaine Lillian Gordis est en train de se faire une place en pleine lumière parmi les interprètes du Kapellmeister.”
- Lionel Lestang, Valeurs actuelles
“Même dans les moments les plus sombres, les plus tristes, il y a toujours chez lui cette envie de vivre que je ressens très fortement. Ce n’est pas toujours une musique solaire, mais il y a toujours la flamme la plus profonde”
- Lillian Gordis en conversation avec Lionel Lestang, Valeurs actuelles
“Le bonheur de l’enregistrement est de placer le micro à l’endroit idéal pour entendre le meilleur du clavecin, un clavecin qui n’existe pas vraiment…”
- Lillian Gordis en conversation avec Didier Lamare, concertclassique.com
“Elle prend son temps, Lillian Gordis, le temps de dérouler absolument toutes les figures, le temps d’apprécier sa belle sonorité, et on se délecte à l’écoute de son toucher autant que de son phrasé."
- Corinne Schneider, France Musique (1h19)
“Offenbar ein weiteres: einen Bach zu spielen, der eher gelassen klingt als gestreng, der nicht einschüchtert, sondern für sich einnimmt. Gordis lockert manchen rhythmischen Impuls durch Arpeggio-Spiel, lässt eine Fugen-Gigue wie improvisiert anlaufen, nimmt dem berühmten Präludium zur „Englischen Suite“ g-Moll die motorische Härte durch differenzierte Achtel – eine schöne Alternative zum oft gehörten Hacken.
Zurückhaltend und geschmackvoll ergänzt Gordis Verzierungen oder Akkordtöne in den Wiederholungen. Geradezu mit orchestraler Klangfantasie inszeniert sie das D-Dur-Präludium: das Aushorchen des anfänglichen Dialogs, dessen Aufnahme in den lebhaften Concerto-Satz – und den gewichtigen Schluss, für den sie eigens die tiefste Saite zum Kontra-D herabgestimmt hat. Ein Doppel-Recital mit Überraschungen.”
- Friedrich Sprondel / Fono-Forum
« Je me suis laissée guider, la simplicité avant toute chose est devenue primordiale. Enregistrer Bach est un tournant dans la vie d’un musicien. En tout cas, je l’ai vécu comme cela. »
- Lillian Gordis
DIAPASON D’OR · TECHNIQUE 4.5/5
“Entre profession de foi et feuillets intimes, ce disque maîtrisé, épanoui, très personnel, confirme les promesses d’une claveciniste dont la discrétion n’a d’égale que le tempérament.”
- Jean-Christophe Pucek / Diapason
Artistic Quality: 8, Sound Quality: 10
“…the gamut between spacey and rigorous.”
“I’ve rarely heard a harpsichord recording with such presence and bloom, resonant warmth, soaring bass lines, and timbral richness.”
- Jed Distler / Classics Today
“Some charming playing here from California-born, Paris-based harpsichordist Lillian Gordis, and what’s perhaps even more special is how much it leaves one thinking. There’s a generous amount of chew and elasticity to the Partita No 1 in B flat that opens the first disc. Take the Allemande: Gordis plays with so much agogic sway that it’s as if the music has a wriggling life of its own. I particularly enjoy the care with which Gordis touches the low Gs in bars 28 and 29 – the non-alignment of these first beats is extremely sexy – and the harpsichord practically purrs in majesty.”
- Mark Seow / Gramophone
[BACH] : « Ce Bach entre science – les deux Préludes et Fugues du Deuxième Livre du Clavier bien tempéré sont prodigieux d’audace – et pur plaisir – les Suites anglaises sont dites et dansées à la fois, leur ton français divinement exhaussé par une ardeur toute physique – révèle une artiste de première grandeur, qui inspire ici autant d’écoutes renouvelées, forçant à rouvrir les partitions. »
[SCARLATTI] : « Un premier disque Scarlatti m’avait tiré les oreilles. Ce clavecin plein de caractère, absolument ibère, calciné de rythmes, empli de torsions harmoniques, était l’un des plus singuliers qu’il m’ait été donné d’entendre. »
- Jean-Charles Hoffelé / Artamag’
“But the most surprising and mesmerising thing here is the narrative strength of this take on Bach’s work, and its joyful abandon of scholastic spirit. This recording truly reflects life: its strangeness, oddities and baroque tendencies as well as its zest, luminosity and abundance. Without doubt, this is well worth a listen.” [ENGLISH]
“Mais ce qui, surtout, surprend comme envoûte ici, c’est la force narrative de ce Bach, qui abandonne toute forme d’esprit scholastique. C’est la vie, avec ses étrangetés, ses bizarreries, ses tentations absolument baroques, et aussi sa joie de vivre, sa luminosité, sa plénitude presque zen. A découvrir sans tarder.” [FRANÇAIS]
- Pierre-Yves Lascar
Lillian Gordis (Berkeley, California, 1992) forma parte de esa formidable plétora de jóvenes clavecinistas que han irrumpido en la última década en Francia, país al que ella llegó cuando solo tenía 16 años, siguiendo la recomendación de Pierre Hantaï, su maestro. Gordis acababa de publicar, en el sello Paraty, su primer disco, dedicado íntegramente a Domenico Scarlatti, compositor con el que se identifica mejor que con ningún otro.
- Enrique Velasco
“Voici une Martha Argerich du clavecin !”
- Maciej Chiżyński
Musik: 4.5/5
Klang: 5/5
“Hier geht Gordis schlicht aufs Ganze: Sie musiziert all das aus, vom gleichsam Augenverdrehend-Lyrischen bis zum krachend Perkussiven, und geradezu mit Wonne am provokanten Auskosten des Augenblicks; sie staut, verzögert, beschleunigt und rast mit der Musik.”
- Friedrich Sprondel
4 diapasons. Technique : 4/5.
“D’une manière générale, la claveciniste possède un vocabulaire étendu et une virtuosité épatante… Le rubato fait souvent mouche (K 474) mais peut aussi s’égarer dans une représentation appuyée du sensible (K 25), ou s’aventurer dans de sinueuses digressions (K 208).”
- Philippe Ramin